1er chapitre de Breaking Dawn

1. FIANCES


PERSONNE NE T'OBERVES. Je m'en faisais la promesse. Personne ne t'observe. Personne ne t'observe.
Mais, parce que je ne pouvais même pas me mentir à moi-même de façon convaincante, je devais m'en assurer.
Alors que j'étais assise, attendant que l'un des 3 feux de circulation vire au vert, je jetai un coup d'oeil à ma droite, dans son mini-van, Mme Weber avait tourné son torse entier dans ma direction. Ses yeux perforèrent les miens, et je me rejetai en arrière, me demandant pourquoi elle n'évitait pas mon regard ou ne semblait pas honteuse. On considérait toujours que c'était grossier de fixer les gens. Est-ce que cela ne s'appliquait plus à moi désormais?

C'est alors que je me souvenais que ces vitres étaient teintées si sombrement qu'elle n'avait probablement aucune idée que c'était moi ici, seule, voyant son regard. J'essayai de me réconforter dans l'idée qu'elle ne me regardais pas réellement moi, mais juste la voiture.

Ma voiture. Je soupirai.

Je jetai un oeil sur ma gauche et grognai. Deux piétons se gelaient sur le trottoir, manquant leur chance de traverser alors qu'ils regardaient. Derrière eux, Mr. Marhshall observait au travers des vitres de son magasin de souvenirs. Au moins il n'avait pas le nez collé à la vitre. Pas encore.

Le feu passa au vert, et, dans mon idée de m'échapper, j'appuyai la pédale sans y penser - de la façon normale avec laquelle j'aurais appuyé avec mon ancienne camionnette.

L'engin gronda comme une panthère de chasse, et partit si rapidement que mon corps claqua dans le siège en cuir noir et mon estomac s'aplatit contre mon volant.

''Arg!'' haletai-je tandis que je cherchai le frein. Reprenant mes esprits, j'appuyai simplement sur la pédale. La voiture s'était mise à l'arrêt complet de toute façon.

Je ne pouvais supporter de regarder autout de moi pour voir les réactions. S'il y avait le moindre doute concernant l'identitée du conducteur de cette voiture, il n'y en avait plus maintenant. Avec la pointe de ma chaussure, j'appuyai gentillement et de quelques millimètres sur la pédale, et la voiture repartit à nouveau.

Je réussi à atteindre mon but: la station service. Si je ne roulais pas à l'essence, je n'aurais pas eu à venir en ville du tout. Ces derniers jours, je sortais sans finir de faire beaucoup de choses, comme finir mes Pop-Tarts (ce sont des céréales) ou faire mes lacets, afin d'éviter de passer du temps en public.

Bougeant comme si j'étais dans une course, j'avais ouvert la porte du réservoir, enlevé le bouchon, scanné la carte, et mis le tuyau dans le réservoir en quelque secondes. Bien sûr, il n'y avait rien que je puisse faire pour que les chiffres du compteur accélèrent le mouvement. Ils defilaient mollement, presque comme s'ils faisaient ça juste pour m'embêter.

Ce n'était pas brillant dehors - un jour typique de bruine à Forks, Washington — mais je continuais à avoir l'impression qu'un spotlight me suivait, focalisant tout l'attention sur l'anneau delicat que je portais à la main gauche. À des moments comme ça, sentant les regards posés sur moi, j'avais l'impression que l'anneau clignotait comme un néon: Regarde moi, regarde moi.

C'était stupide de manquer autant d'assurance, et je le savais. En dehors de mon père et de ma mère, est-ce que ça importait vraiment ce que les gens pouvaient dire de mes fiançailles? Sur ma nouvelle voiture? Sur mon admission mystérieuse dans un Ivy League college? Sur la carte de crédit noire brillante que je sentais brûler dans ma poche arrière en ce moment même?

''Ouais, qu'est ce que ça peut faire, ce qu'ils pensent?,'' murmurai-je dans un souffle.

"Hum, mademoiselle?" appella une voix d'homme.

Je me tournai et regrettai aussitôt de l'avoir fait.
Deux hommes attendaient derrière une luxueuse SUV, avec des kayaks flambants neufs liés au sommet. Aucun d'entre eux ne me regardaient. Ils regardaient tous les deux la voiture. Personnellement, je m'en fichais. Mais là, j'étais tout simplement fière. Je pouvais distinguer les différents logos d'une Toyota, d'une Ford et d'une Chevy. Cette voiture là était noire, brillante, et très belle. Mais pour moi, c'était juste une simple voiture.

"Je suis désolé de vous ennuyer, mais pourriez-vous me dire le genre de voiture que vous conduisez?" demanda le plus grand.

"Hum, une Mercedes, non?"

"Oui," répondit poliment l'homme, tandis que son ami plus petit levait les yeux aux ciel face à ma réponse. "Je sais. Mais je me demandais... conduisez-vous une Mercedes Guardian?" L'homme avait prononcé ce nom avec réverence. J'avais le sentiment qu'il pour bien s'entendre avec Edward, mon... mon fiancé (ce qui n'était pas loin de la vérité avec le mariage dans quelques jours). "Elles ne sont pas encore supposées être disponibles dans toute l'Europe," continua l'homme, "et encore moins ici."
Ses yeux tracèrent alors les contours de ma voiture - qui ne me paraissait pas si différente des autres Mercedes, mais bon, qu'est ce que j'y connaissais? - tandis que j'essayai de faire face à mon problème avec les mots du genre fiancé, mariage, mari, etc...

Je ne pouvais tout simplement pas les assimiler ensemble dans ma tête.

D'un côté, j'avais été élevée de manière à me soucier peu des robes blanches et des bouquets. Mais en plus je n'arrivais tout simplement pas à mettre en lien ma vision respectable et ennuyeuse d'un mari avec ma vision d'Edward. C'était comme faire une audition où un comptable serait joué par un archange. Je ne pouvais le visualiser dans aucune place commune.

Comme toujours, aussitôt que je me mis à penser à Edward, j'étais entraînée dans une sorte de fantaisie vertigineuse. L'étranger dû se racler la gorge pour attirer mon attention. Il attendait toujours ma réponse concernant le modèle de ma voiture.

"Je ne sais pas," lui dis-je honnêtement.

"Cela vous embête-t-il si je prend une photo avec?"

Cela me prit une seconde pour répondre à ça. "Vraiment? Vous voulez prendre une photo... avec ma voiture?"

"Bien sûr - personne ne me croira si je n'ai pas de preuve."

"Hum. Ok. Pas de problèmes."

Je rangeai rapidement mon porte-feuille, grimpai dans la voiture et me cachai derrière le siège, tandis que l'homme, enthousiaste, sortais un énorme appareil photo professionnel de son sac à dos. Lui et son ami prenaient des poses sur le capot, et prirent des photos à tour de rôle.

"Ma camionnette me manque," me disais-je à moi même.

Aussi commode - trop commode - que pouvait l'être ma bruyante camionnette, elle poussa son dernier cri à peine quelques semaines après qu'Edward et moi ayons eu un arrangement, dans lequel j'acceptais de remplacer ma camionnette quand celle-ci aurait expiré. Edward avait juré que c'était prévu et que celle-ci ayant eu une longue vie, elle était "morte" de causes naturelles. Selon lui. Et, bien sûr, je n'avais aucun moyen de vérifier son histoire, ni même d'essayer de la sauver de la mort moi-même. Mon mécanicien préféré - je stoppai à cette pensée, refusant de me laisser aller à une conclusion certaine. Au lieu de ça, j'écoutai les deux hommes à l'extérieur, leur voix étant étouffée par les murs de ma voiture.

". . . y est allé avec un lance flamme sur la video en ligne. La peinture n'a même pas coulée."

"Bien sûr que non. Tu pourrais rouler avec un tank sur ce bijou. Mais ça n'est pas vraiment ce qui marche par ici. Elle a plutôt été faite pour des diplômates du Moyen Orient, des dealers armés ou des seigneurs de la drogue."

"Tu penses qu'elle le sait?" demanda le plus petit d'une voix douce. Je baissai subitement la tête, les joues en feu.

"Hein," dit le plus grand. "Peut être. Je ne peux pas imaginer qu'on puisse avoir besoin de vitres anti-missiles et de cinq mille livres de blindage par ici. Ca serait plus logique dans un endroit plus dangereux."

Du blindage. Cinq mille livres de blindage. Et des vitres anti-missiles? Cool. Qu'était-il advenu des bons vieux gilets pare-balles?

Bon, au moins, ça avait plus de sens - si vous avez un sens de l'humour tordu. Ca n'était pas comme si j'avais soupçonné Edward d'avoir pris l'avantage sur notre marché, de faire en sorte de pouvoir me donner plus que ce qu'il pourrait recevoir. J'avais accepté qu'il remplace ma camionnette quand elle aurait besoin de l'être, mais je n'avais pas prévu que ce moment viendrait si vite, bien sûr. Je fus alors forcée d'admettre que celle-ci n'était plus qu'une nature morte de Chevy, témoignant de mon obstination Je savais que cette idée de remplacement allait probablement m'embarasser. J'allais me focaliser sur les regards et les murmures.
Ca allait de ce côté la.
Mais même dans mes plus sombres pensées, je n'aurais jamais imaginé qu'il puisse m'acheter deux voitures.

La voiture "d'avant" et la voiture "d'après", m'avait-il expliqué.
Celle-ci était donc juste la voiture "d'avant". Il m'avait dit que c'était un emprunt et m'avait promis qu'elle retournerait d'où elle venait après le mariage. Cela n'avait absolument aucun sens pour moi. Jusqu'à maintenant.

Ha ha. Parce que j'étais si fragilement humaine, si encline aux accidents, tellement victime de ma propre malchance, j'avais apparemment besoin d'une voiture résistante - un tank - pour me garder en vie. Hillarant. J'étais sûre que lui et ses frères avaient apprécié la plaisanterie derrière mon dos.

Ou peut-être, peut-être, murmurait une petite voix dans ma tête, que ce n'est pas une plaisanterie, petite sotte. Peut-être qu'il est vraiment inquiet pour toi. Ca ne serait pas la première fois qu'il s'emballe un peut trop pour te protéger.

Je soupirai.

Je n'avais pas vu la voiture "d'après". Elle était cachée sous une bâche dans un coin du garage des Cullens. Je savais que la plupart des gens y auraient déjà jeté un oeil, mais moi, je ne voulais pas vraiment savoir.

Elle n'aurait probablement pas de blindage - car je n'en aurais plus besoin après la lune de miel. Le fait d'être virtuellement indestructible était l'une des choses que j'attendais avec impatience. La meilleure chose dans le fait d'être un Cullen n'était pas les voitures hors de prix et les cartes de crédit impressionnantes.

"Hey," appela le plus grand, passant avec peine une main sur la vitre de la portière pour l'ouvrir. "Nous avons fini. Merci beaucoup!"

De rien!" lui répondis-je. Je mis alors le contact pour démarrer l'engin et appuyai sur la pédale, toujours aussi doucement...

Peu importait le nombre de fois que j'avais conduit sur la route familière qui me ramenait à la maison. Je ne me faisait toujours pas aux affiches trempées qui s'y trouvaient. L'une d'elles, collée sur la cabine téléphonique couverte de tags, était comme une bonne claque en pleine figure. Une bonne claque bien méritée en pleine figure. Mes pensées furent aspirées par les pensées que j'avais interrompues si vite. Je ne pouvais les éviter sur cette route. Pas avec les images de mon mécanicien préféré qui me revenaient à intervalles réguliers.

Mon meilleur ami. Mon Jacob.

Les affiches "AVEZ-VOUS VU CE GARCON" n'étaient pas l'idée du père de Jacob. C'était celle de mon père, Charlie, qui les avait imprimées et collées partout dans la ville. Et pas seulement à Forks, mais aussi à Port Angeles, Sequim, Hoquiam, Aberdeen et toutes les autres villes de l'Olympic Peninsula . . . Il s'assurait aussi que tous les postes de police de l'état de Washington avait les même affiches sur leurs murs, elles aussi. Son poste à lui comportait un tableau en liège entièrement consacré à retrouvé Jacob. Un tableau en liège qui était presque vide, plus que sa deception et sa frustration.
Mon père était déçu par le manque de réponses. Mais il l'était encore plus de Billy, le père de Jacob - et l'ami le plus proche de mon père.

À cause du fait que Billy ne soit pas plus impliqué dans les recherches de son "fugeur" d'adolescent de seize ans. À cause du fait qu'il refuse de coller des affiches à La Push, la réserve sur la côté où se trouvait la maison de Jacob. À cause du fait qu'il semblait résigné à la disparition de Jacob, comme s'il ne pouvait rien y faire. Et pour avoir dit : "Jacob grandit à présent. Il rentrera à la maison s'il le veut."

Et il était frustré à cause de moi, car j'étais du côté de Billy. Moi non plus je ne voulais pas coller les affiches. Car Billy et moi savions tous deux que, en gros, personne n'avait "vu ce garçon".

Les affiches réveillèrent en moi la grosse, l'énorme et perpetuelle boule dans ma gorge, les habituelles larmes brûlantes dans mes yeux et j'étais contente qu'Edward soit parti chasser ce samedi. S'il avait vu ma réaction, ça l'aurait tout simplement rendu mal, lui aussi. Bien sûr, il y avait un inconvénient à être samedi.

Tandis que je tournais doucement et prudemment dans ma rue, je pus voir la voiture de fonction de mon père devant la maison. Il n'avait pas été pêcher aujourd'hui... Toujours grincheux à cause du mariage.

Je ne pourrais donc pas utiliser le téléphone de l'intérieur. Mais je devais appeler...

Je me garai derrière la veille Chevy et sortai de la boîte à gants le portable qu'Edward m'avait donné pour les cas d'urgences. Je composai le numéro et attendis, gardant mon doigt sur la touche qui permettait de couper la communication, tandis que le téléphone sonnait. Juste au cas où...

"Allo?" répondit Seth Clearwater, et je soupirai dans le combiné. J'avais une trouille bleue de parler à sa plus grande soeur, Leah. La phrase "bite my head off" n'était pas entièrement une façon de parler quand cela concernant Leah.

"Salut, Seth, c'est Bella."

"Oh, salut Bella! Comment vas-tu?"

Je m'étranglai. Recherchant desespéremment d'être rassurée. "Bien."

"Tu appelles pour des nouvelles?"

"Tu es devin."

"Non pas à ce point. Je ne suis pas Alice - c'est juste que tu es prévisible.", plaisanta-t-il.
De tous les Quileutes qui vivaient à La Push, seul Seth n'avait pas de problèmes à mentionner les Cullens par leurs noms, allant même jusqu'à plaisanter sur le don de ma presque soeur.

"Je le sais." J'hésitai quelques secondes... "Comment va-t-il?"

Seth soupira. "Comme d'habitude. Il ne parlera pas, même si nous savons qu'il nous entend. Il essaie de ne pas penser Humain, tu vois. Il essaie simplement de suivre ses instincts."

"Tu sais où il est, là, maintenant?"

"Quelque part au Nord du Canada. Je ne peux pas te dire où exactement. Il ne prête pas vraiment attention aux panneaux."

"Y a-t-il la moindre chose qui pourrait faire penser qu'il... "

"Il ne rentre pas, Bella. Desolé."

J'avalai ma salive. "C'est bon, Seth. Je le savais avant même d'avoir demandé. J'essaie juste de garder espoir..."

"Ouais. C'est ce qu'on fait tous."

"Merci de me tenir au courant, Seth. Je me doute que les autres doivent te donner du fil à retordre."

"Ils ne sont pas tes plus grands fans," admit-il.

"Kind of lame, j'imagine. Jacob a fait ses choix, et toi les tiens. Jakes n'appréciait pas leur attitude face à cela. Bien sûr, il n'est pas super ravi que tu te renseignes sur lui, d'ailleurs."

Je déglutis. "Je croyais qu'il ne vous parlait pas?"

"Il ne peux pas tout nous cacher, malgré tous les efforts qu'il emploie pour le faire."

Donc, Jacob savait que j'étais inquiète. Je n'étais pas sûre de ce que je ressentais à propos de ça. Bon, au moins, il savait que je ne bondissait pas de joie au soleil et que je ne l'avais pas oublié complètement. J'étais sûre qu'il m'en aurait cru capable.

"J'imagine que je te verrais au . . . mariage," dis-je, serrant les dents au dernier mot.

"Ouais, moi et ma mère y serons. C'est sympa de votre part de nous avoir invités."

Je souris en entendant l'enthousiasme dans sa voix. Même si le fait d'inviter les Clearwaters au mariage était une idée d'Edward, j'étais contente qu'il y ait pensé.
Le fait que Seth soit présent serait bien - il serait comme un lien, bien que ténu, avec mon homme absent. "Ce ne serait pas la même chose sans toi."

"Dis à Edward que je lui dit Salut, Ok?"

"Pas de problème."

Je secouai la tête. L'amitié qui avait jaillit entre Edward et Seth était quelque chose que je n'arrivais toujours pas à assimiler. Mais c'était la preuve, malgré tout, que les choses étaient en bonne voie. Que les loup-garous et les vampires pouvaient bien s'entendre, et même plus, s'ils avaient les même pensées.

Tout le monde n'appréciais pas cette idée.
"Ah," dit Seth, la voix baissant d'un ton. "euh, Leah est rentrée."

"Oh Bye!"

Le téléphone était retourné au silence. Je le laissai sur le siège et me préparai mentalement à entrer dans la maison dans laquelle Charlie attendait sûrement.

Mon pauvre père avait tant à faire maintenant.
Jacob-le-fugueur était juste une chose qui pesait sur son dos. Il était presque aussi inquiet pour moi, sa fille-presque-adulte qui allait devenir une "Madame" dans quelques temps.

Je marchais lentement sous la pluie, me rappelant le soir où je lui avait dit...

Au moment où le son de la voiture de Charlie avait annoncé son retour, l'anneau avait soudainement pesé des centaines de livres à mon doigt. Je voulais cacher ma main gauche dans ma poche, ou peut-être m'asseoir dessus, mais la main ferme et froide d'Edward l'avait retenue.

"Arrête de t'agiter, Bella. Et s'il te plait, essaie de te rappler que tu n'es pas là pour te confesser d'un meurtre."

"Facile à dire pour toi"

J'écoutais les pas menaçants des bottes de mon père, sur le perron. La clé tourna dans la porte déjà ouverte. Ce son me rappelait le moment où, dans un film d'horreur, la victime réalise qu'elle a oublié de fermer la porte à clé...

"Calme-toi, Bella," murmura Edward, écoutant les accélérations de mon coeur. La porte claqua contre le mur, et j'hésitai alors à faire machine arrière.

"Hey Charlie," appela Edward, complètement relaxé.

"Non!" m'étranglai-je dans un souffle.

"Quoi?" murmura à son tour Edward.

"Attends qu'il ait déposé son arme!"

Edward gloussa et passa sa main libre dans ses cheveux de bronze, brillants.
Charlie entra, toujours en uniforme, toujours armé, et essayant de ne pas nous faire face, assis ensemble amoureusement. Récemment, il avait fait beaucoup d'effrot pour apprécier Edward. Bien sûr, cette révelation allait sûrement tous les ruiner.

"Hey, les enfants. Quoi de neuf?"

"Nous aimerions vous parler," dit Edward, très serein.

"Nous avons de bonnes nouvelles."

L'expression de Charlie passa en une seconde de la gentillesse tendue aux souppçons noirs.

"De bonnes nouvelles?" grogna Charlie, me regardant.

"Assied-toi papa."

Il haussa un sourcil, me regarda quelques secondes, puis finit par accepter de s'asseoir, au coin de son fauteuil, le dos bien droit.

"Ne t'inquiètes pas, Papa," dis-je après un moment de silence tendu."Tout va bien."

Edward grimaça, et je sû qu'il y avait un problème avec le mot "bien". Il aurait probablement utilisé un mot comme "merveilleusement" ou "parfaitement" ou "glorieusement" bien.

"Bien sûr, Bella, bien sûr. Mais si tout va si bien, alors pourquoi transpires-tu à grosse goutes?"

"Je ne transpire pas," mentis-je.

Je méloignai de son regard, rampant vers Edward et m'essuyai instinctivement le front avec le dos de ma main droite, pour cacher l'évidence.

"T'es enceinte!" explosa Charlie. "T'es enceinte, c'est ça?"

Même si la question m'était probablement destinée, il regardait Edward à présent, et je pourrais jurer avoir vu sa main trembler vers le revolver.

"Non! Bien sûr que non, je ne le suis pas!" Je voulu avancer en jouant des coudes avec Edward pour qu'il me lêche, mais je savais que le tout mouvement était inutile. J'avais dit à Edward que les gens allait immédiatement en venir à la même conclusion! Qulles autres raisons y avait-il quand on se mariait à dix-huit ans? (Sa réponse m'avait alors fait lever les yeux au ciel. L'amour. Bien sûr.)

Le regard de Charlie était noir. D'habitude, c'était assez facile de lire sur mon visage si je disais ou non la vérité, et il me croyait à présent. "Oh. Désolé."

"Excuses acceptées."

Il y eut une longue pause. Après un moment, je réalisai que tout le monde attendait que je dise quelque chose. Je regardai Edward, prise de panique. Il n'y avait aucun moyen de faire sortir ces mots de ma bouche.

Il me souria, puis haussa les épaules et se tourna vers mon père.

"Charlie, je réalise que je ne fais pas ça dans les règles. Traditionnellement, j'aurais dû vous demander en premier. Je ne voudrais pas vous manquer de respect. Mais comme Bella a déjà dit oui et que je ne voudrais pas qu'elle regrette son choix, au lieu de vous demander sa main, je vous demande votre bénédiction. Nous allons nous marier, Charlie. Je l'aime plus que tout au monde, plus que ma propre vie, et - par miracle - elle m'aime aussi. Nous accorderez-vous votre bénédiction?"

Il parassait si sûr, si calme. Pendant un moment, en entendant l'absolue confiance de sa voix, je connu un rare moment de clairevoyance. Je pouvais voir, fugitivement, sa façon de voir le monde. Le temps d'un battement de coeur, ces nouvelles avaient un sens parfait.

Puis, je vis les expressions passer sur le visage de Charlie, ses yeux à présent, braqués que l'anneau.

Je retins mon souffle tandis que sa peau changeait de couleurs, passant du rouge au violet, puis au bleu. J'allais me lever. Je n'étais pas sûre d'avoir prévu cela. Peut-être qu'en utilisant la méthode d'Heimlich... mais Edward pressa ma main et murmura "Laisse lui une minute" si doucement que seule moi pouvais l'entendre.

Le silence était pesant. Puis, graduellement, la couleur de Charlie revint à la normale. Les lèvres pincées, les sourcils froncés, je reconnu son expression profonde, de quand il est perdu dans ses pensées. Il nous étudia tous deux pendant un long moment et je sentais Edward relaxé, à mes côtés.

"J'imagine que je n'ai pas a être surpris," grogna Charlie.

"Je savais que j'aurais affaire à une chose dans le genre assez vite."

J'exhaltais.

"Tu en es sûre?" demanda Charlie, en me regardant.

"Je suis sûre à cent pour cent pour Edward," lui dis-je, en pensant chaque paroles.

"Vous allez vous marier alors? Et pour quelle raison?" il me regarda suspicieusement à nouveau.

La raison, c'était que j'approchais chaque jours de plus en plus des dix-neuf ans tandis qu'Edward était congelé dans sa perfection de dix-sept ans. Non pas que ceci necessite un mariage selon moi, mais celui-ci était un délicat compromis qu'Edward et moi avions fait concernant ma transformation de mortelle à immortelle.

Mais c'était des choses que je ne pouvais pas expliquer à Charlie.

"Nous allons aller à Dartmouth ensemble, Charlie," lui rappela Edward. "Et j'aurais aimé faire ça, eh bien... dans les règles! C'est ce que j'espérais." Il haussa des épaules.

Il n'exagérait pas en disant que les morales du XXI étaient vieux jeu.

Charlie pencha sa tête sur le côté, charchant un moyen de répliquer. Mais que pouvait-il dire? Qu'il préférerait que je vive d'abbord dans le péché?
C'était un père.
Ses mains étaient étroitement serrées l'une contre l'autre.

"Je savais que ça arriverait," murmura-t-il pour lui même, en boudant. Puis, soudainement, son visage devint parfaitement lisse et blanc.

"Papa?" lui demandais-je anxieusement. Je jetai un oeil à Edward mais je ne pouvais pas lire son visage à lui non plus, tandis qu'il regardait Charlie.

"Ha!" explosa Charlie. Je sautai de mon siège. "Ha, ha, ha!"

Je le regardais, incrédule, tandis que Charlie redoublait en rire, le corps suivant le mouvement. Je regardais Edward, pour connaître la raison de ce brusque changement, mais Edward avait les lèvres pressées l'un contre l'autre, comme s'il essayais de se retenir de rire, lui aussi.

"Ok, très bien," s'étrangla Charlie entre deux rires. "Mariez-vous." Une autre vague de rire s'empara de lui. "Mais..."

"Mais quoi?" demandai-je.

"Mais tu devra l'annoncer à ta mère! Je ne dirais pas un mot à Renée!! C'est à toi de le faire!" Et il se remit à rire.

Je fis une pause, la main sur la poignée de la porte, souriante. Bien sûr, à ce moment là, ses mots m'avaient terrifiées. Le dire à Renée. Les mariages fait trop tôt étant la première chose dans sa liste noire qui la mettaient dans une rage folle.

Qui aurait pu prévoir sa réponse? Pas moi.
Certainement pas Charlie. Peut-être Alice, mais je n'avais pas pensé à le lui demander.

"Eh bien, Bella." avait dit Renée après m'être fait violence pour faire sortir de ma bouche les mots impossibles: Maman, je vais épouser Edward. "Je suis un petit peu vexée que tu aies attendu si longtemps avant de me le dire. Les billets d'avion seront plus chers... Oooh", se lamentait-elle. "Tu penses que ça ira pour Phil? ça gâcherait les photos s'il n'était pas en smok..."

"Attend une seconde, Maman." haletai-je. "Que veux-tu dire par "si longtemps"? je viens juste de me fi... fi..."' J'étais incapable de dire le mot "fiancer". "Les choses se sont officialisées aujourd'hui, tu sais..."

"Aujourd'hui? Vraiment? C'est une surprise! J'étais persuadée que. . ."

"De quoi étais-tu persuadée? Depuis quand es-tu persuadée?"

"Eh bien, quand tu es venue me rendre visite en Avril, il me semblait que les choses étaient bien avancées, si tu vois ce que je veux dire. Tu n'es pas très dure à lire, ma puce. Mais je n'ai rien dit car je savais que ça ne changerait rien. Tu es exactement comme Charlie." Elle soupira, résignée.
"Une fois que tu as quelque chose en tête, impossible de te raisonner. Et bien sûr, exactement comme Charlie, tu es fidèle à tes décisions, toi aussi."

Puis, elle dit la seule chose que j'aurais aimé entendre venant de ma mère.

"Tu ne fais pas mes erreurs, Bella. Tu as l'air effrayée et j'imagine que c'est à cause de moi. " Elle gloussa. "Sur ce que je pourrais penser. Et je sais que j'ai dit beaucoup de choses sur le mariage et la stupidité - et je ne reviens aucunement la dessus - mais tu dois réaliser que ceci s'adressait spécifiquement à moi. Tu es une personne totallement différente de moi. Tu fait ton propre genre d'erreur, et je suis sûre que tu connaîtras ton lot de regrets dans la vie. Mais les engagements n'ont jamais été un problème pour toi, ma chérie. Tu as plus de chance de réussir ça qu'une femme de la quarantaine, je le sais." Renée avait rit à nouveau, "Ma petite fille, qui a à peine la moitiée de mon âge... Mais par chance, tu sembles avoir trouver ton âme soeur."

"Tu n'es pas. . . fâchée? Tu ne penses pas que je fais une épouventable erreur?"

"Eh bien, bien sûr que j'aurais aimé que tu attende encore quelques années. Je veux dire, ai-je l'air d'être assez vieille pour être belle-mère? Ne répond pas à ça. De toute façon, ça n'est pas moi que ça regarde, mais toi.... Es-tu heureuse?"

"Je ne sais pas. En ce moment j'ai une expérience extra-corporelle... "

Renee avait gloussé. "Te rend-t-il heureuse, Bella? "

"Oui mais... "

"Voudrais-tu être avec quelqu'un d'autre?"

"Non mais... "

"Mais quoi?"

"Mais tu ne vas pas me dire que je suis exactement comme toutes les autres adolescentes énamourées depuis la nuit des temps?"

"Tu n'as jamais été une adolescente, ma puce. Tu sais ce qui est le mieux pour toi."

Durant les dernières semaines, Renée s'était incroyabelemnt impliquées dans les préparations du mariage. Elle passait chaque jours des heures au téléphone avec la mère d'Edward, Esmé - sans aucune craintes concernant le fait d'être beaux parents. Renée adorait Esmé, et d'ailleurs je doute que quiconque puisse ne pas aimer mon adorable presque belle-mère. Cela me réconfortait. La famille d'Edward et la mienne prenaient garde à ce que je n'ai rien à faire et rien à penser concernant le mariage. Charlie était furieux, bien sûr, mais le meilleur, c'était que ce n'était pas à cause de moi. Renée était la traîtresse. Il comptait sur elle pour faire le plus dur. Que pouvait-il fait maintenant, quand son dernier recours -c'est-à-dire Maman - lui avait fait faux-bond? Il n'avait rien et il le savait. Il passait donc son temps à tourner autout de la maison, marmonnant des choses du genre qu'on ne pouvait plus faire confiance en qui que ce soit dans ce monde...

"Papa?" l'appelai-je, en poussant la porte d'entrée. "Je suis rentrée."

"Attends, Bella, reste où tu es."

"Hein?" demandai-je, m'arrêtant automatiquement.

"Donne-moi une seconde. Aïe, tu m'as touché Alice."

Alice?

"Désolée Charlie," répondit la voix d'Alice. "Qu'est ce que c'est que ça?"

"Je saigne."

"Vous allez bien. Je n'ai pas touché la peau, croyez-moi."

"Qu'est ce qu'il se passe?" demandai-je, hésitante derrière la porte.

"Trente secondes, s'il te plaît, Bella," me dit Alice. "Ta patience sera rendue!"

"Humph," ajouta Charlie.

Je tappai du pied, comptant chaque battement. Avant d'avoir atteint trente, Alice dit "Ok, Bella, entre!"

Bougeant avec précautions, j'entrai dans notre living room.

"Oh... euh... ouahh. Papa. Tu as l'air... "

"Stupide?" m'interrompit Charlie.

"Je pensais plus à... 'débonnaire."

Charlie piqua un far. Alice lui attrapa les coudes et le fit tourner lentement sur lui-même pour qu'il nous montre son smoking gris pâle.

"Maintenant, laisse tomber, Alice. J'ai l'air d'un idiot."

"Personne habillé par moi n'a l'air d'un idiot."

"Elle a raison Papa. Tu es fabuleux! C'est en quel honneur?"

Alice leva les yeux au ciel. "Ce sont les dernières retouches. Pour vous deux."

J'observais plus attentivement l'inhabituelle élégance de Charlie pour la première fois et vis le vêtement blanc posé précautionneusement sur le sofa.

"Aaah."

Retourne dans ton petit Paradis (happy place), Bella. Je ne serais pas longue."

J'inspirai une grande bouffée d'air et fermais les yeux. Tout en les gardant clos, je suivai le chemin des escaliers menants à ma chambre. Je retirai mes vêtements et tandis les bras, sans hésitation.

"On dirait que je t'ai planté des copeaux de bambou sous les ongles.", murmura Alice pour elle-même. Je ne lui prétai pas attention. J'étais dans mon paradis.
Dans mon paradis tout ce chamboulement à cause du mariage serait bel et bien fini. Derrière moi. Déjà réprimé et oublié. Nous serions seuls, juste Edward et moi. Le cadre était flou et constamment changeant - passant d'une forêt mystérieuse à une nuit froide dans une ville couverte pas les nuages - car Edward avait gardé secret l'endroit de notre lune de miel. C'était une surprise. Mais je n'étais pas spéciallement concernée par cette partie.

Edward et moi étions ensemble, et j'étais parfaitement comblée concernant ma part du compromis. Je l'épousais, c'était le plus important. Mais j'acceptais aussi tous ses cadeaux outrageux et j'étais enregistrée, malgré tout, sur la lsite d'attente du Dartmouth College. À présent, c''était son tour.

Avant qu'il ne me transforme en vampire - son gros compromis - il y avait une autre chose pour que tout se passe au mieux. Edward avait une sorte d'obsession concernant les choses humaines que je pourrais manquer. Des expériences qu'il ne voulait pas que je manque. Mais il n'y avait qu'une seule chose sur laquelle j'insistais. Et bien sûr, il fallait que ça soit la seule chose qu'il souhaitait que je ne demande pas.

Voilà le truc. Je savais comme j'allais devenir quand tout serait finit. J'avais déjà vu des vampires nouveaux-nés, et entendu les histoires personnelles de chaque membres de ma famille concernant leurs premiers jours de "liberté". Pendant des années, le plus gros de ma personnalité serait altérée par la "soif". Cela prendrait du temps avant que je puisse redevenir moi à nouveau. Et même quand j'arriverais à me contrôler moi-même, je ne sentirais plus les choses de la même manière que je le sentais maintenant.

Humaine . . et passionnément amoureuse.

Je voulais compléter l'expérience en conservant ma chaleur, ma fragilité, mes phéromones... - livrant mon corps à quelque chose de beau, de fort... et d'inconnu.
Je voulais une vraie lune de miel avec Edward. Et, en dépit du danger qu'il craignait, il avait accepté d'essayer.

J'étais seulement vaguement inquiète concernant Alice et le frottement du satin sur ma peau. Je m'en fichais, pour le moment, de ce que toute la ville pouvait dire de moi. Je ne pensais pas au spectacle dont j'allais devoir être la vedette, bientôt. Je n'étais pas inquiète de me prendre les pieds dans ma traîne ou de pouffer au mauvais moment, d'être trop jeune, de toute l'audience présente ou même au siège vide sur lequel mon meilleur ami aurait dû s'asseoir.

J'étais dans mon paradis avec Edward.


(c) 2008 by Stephenie Meyer, from the Eclipse Special Edition published by Little, Brown and Company.
Traduction by T-w-i-l-i-g-h-t

Désolée pour les fautes, mais ce n'est pas moi qui l'ai traduit et à chaque fois que j'essaie de corriger, ça beug !!

# Posté le lundi 21 juillet 2008 07:00

Modifié le vendredi 08 août 2008 15:06

Passage de tentation

Le téléphone vibra encore dans ma poche. C'était la vingt-cinquième fois en vingt-quatre heures. Je pensais ouvrir le téléphone pour regarder qui était en train d'essayer de me contacter. Peut-être était-ce important. Carlisle avait peut-être besoin de moi.
J'y pensais, mais ne bougeais pas.
Je n'étais pas vraiment sûr de l'endroit où j'étais. Un grenier sombre et bas, remplit de rats et d'araignées. Les araignées m'ignoraient et les rats me donnaient une couchette large. L'air était imprégné d'odeur d'une cuisine passée, de viande avarié, de sueur humaine et d'une solide couche de pollution réellement visible dans l'air humide, comme un film noir. Au-dessous de moi, quatre étages d'un appartement rachitique de ghetto. Je ne prenais même pas la peine de séparer les pensées des voix Espagnoles, que je n'écoutais pas vraiment. Je laissais juste les bruits me traverser. Sans signification. Tout cela n'avait pas de signification. Même mon existence n'avait plus de signification.
Le monde n'avait pas de signification.
Mon front contre mes genoux, je me demandais combien de temps encore je serais capable continuer ainsi. Peut-être était-ce sans espoir. Ma tentative était peut-être condamnée à l'échec. De toute façon, je devrais cesser de me torturer et juste revenir à...
L'idée était apaisante, tellement curatif - comme si ces mots contenaient un puisant anesthésiant, effaçant la montagne de douleur que je tentait de cacher – ces mots m'étourdirent.
J'aurais pu partir maintenant, j'aurais pu y retourner.
Le visage de Bella, toujours devant de mes yeux, me souriait.
C'était un sourire de bienvenue, qui me pardonnait, mais il n'avait pas l'affectation que mon subconscient avait probablement prévu de lui donner.
Naturellement, je ne pourrais pas y retourner. Après tout, ma douleur m'importait peu, en comparaison de son bonheur. Elle avait le droit de sourire, à l'abri de la crainte et du danger. Libérée du désir ardent d'un futur sans âme. Elle méritait mieux que ça. Elle méritait mieux que moi. Du moment où elle avait laissé tout cela derrière elle, elle avait formé un cercle autour d'elle, d'où j'était banni à tout jamais, peu importait la façon dont je me conduisais, maintenant que j'était, ici, loin d'elle.
L'idée de cette séparation définitive était tellement plus intense que la douleur j'avais déjà. Mon corps le ressentait lui aussi. Bella était dans le monde auquel elle appartenait, auquel je n'appartiendrai jamais et je n'allai pas m'attarder à son entrée. Il faillai que je la laisse tranquille pour qu'elle puisse m'oublier définitivement.
C'était ce que je voulais, mais il n'y avait aucune garantie. Dormir, rêver peut-être. Oui, là est l'embarra, citais-je. Sentirais-je toujours la torture de sa perte ?
Je frissonnais encore.
Peu importe : j'ai fait une promesse. Je lui avais fait la promesse de ne plus jamais revenir dans sa vie, de ne plus le mettre en danger. Je ne retournerais pas dans son monde. Mais ne pouvais-je rien faire pour elle? Rien du tout ?
L'idée de revenir dans la petite ville nuageuse qui serait à jamais ma seule maison sur cette planète me traversa encore l'esprit.
Juste pour vérifier... Juste pour voir qu'elle était saine et sauve... et heureuse. Ne pas m'en mêler. Elle ne saurais jamais que je suis venu...
Non ! lançai-je, ma conscience reprenant le dessus sur mes divagations.
Le téléphone vibra à nouveau.
« Zut, zut et zut, » grognai-je.
Je pouvais exploiter cette distraction, supposai-je. J'ouvris le téléphone, et, pour la première fois depuis six mois, je ressenti un choc en analysant le numéro.
Pourquoi Rosalie m'appellerait-elle ? Elle était probablement la seule personne à apprécier mon absence.
Il devait s'être passé quelque chose de vraiment grave pour qu'elle ait besoin de m'en parler. Soudainement, inquiet pour ma famille, je pris l'appel.
« Quoi ? » demandai-je, tendu.
« Ça alors ! Edward qui répond au téléphone. Je suis très honorée. »
Dès que j'entendis son ton, j'ai su que ma famille allait très bien. Elle devait juste s'ennuyer. Il était difficile de deviner ses motifs sans être guidé par ses pensées. Les raisonnements de Rosalie avaient toujours été des mystères pour moi. Ses impulsions étaient habituellement fondées sur la plus compliquée des logiques.
Je refermai le téléphone.
« Laissez-moi tranquille, » chuchotai-je sans personne pour m'entendre.
Naturellement, le téléphone vibra immédiatement.
Continuera-t-elle à appeler jusqu'à ce qu'elle ait réussi à me transmettre le message qu'elle avait projeté de transmettre pour me gêner ? Probablement. Cela prendrait des mois pour qu'elle commence enfin à se fatiguer de ce jeu. Je m'amusai à l'idée de la laisser essayer pendant six autres mois, souffla et répondis à nouveau.
« Dépêches-toi. »
Les mots de Rosalie arrivèrent comme une rafale. « J'ai pensé que tu aurais voulu savoir qu'Alice était à Forks. »
J'ouvrais mes yeux et regardais fixement les poutres en bois pourri à un mètre de mon visage.
« Quoi ? » Ma voix était plate, impassible.
« Tu sais comment est Alice – elle pense qu'elle sait tout. Comme toi. » Rosalie riait sans humour. Sa voix contenait une pointe de nervosité, comme si elle n'était plus aussi sûre de se qu'elle faisait.
Mais ma fureur me rendait incapable de m'inquiéter pour le problème de Rosalie.
Alice m'avait juré qu'elle suivrait mon exemple et resterait loin de Bella, bien qu'elle n'était pas d'accord avec ma décision. Elle avait promis qu'elle laisserait Bella tranquille...aussi longtemps que je le ferai. Apparemment, elle avait du penser que je ne résisterais pas à le douleur de notre séparation. Peut-être avait-elle raison à ce sujet...
Mais j'avais résisté. Pour l'instant. Ainsi que faisait-elle à Forks ? J'aurai voulu étrangler son cou frêle. Cependant, Jasper ne m'aurait jamais laissé m'approcher d'elle, une fois qu'il aurait ressentit la fureur qui m'inondait...
« Tu es toujours là, Edward ? »
Je ne répondis pas. Je pinçais l'arrête de mon nez avec le bout de mes doigts, me demandant s'il étaient possible pour un vampire d'avoir une migraine.
D'un côté, si Alice était déjà revenue...
Non. Non. Non. Non.
J'avais fait une promesse. Bella méritait une vie. J'avais fait une promesse. Bella méritait une vie.
Je répétais ces mots comme une incantation, essayant de chasser de ma tête la séduisante image de la fenêtre foncée de Bella. La porte de mon unique sanctuaire.
Aucun doutes, je serai obligé de ramper à ses pieds si j'y retournais. Peu importe. Je pourrais facilement passer la prochaine décennie à genoux si j'étais avec elle.
Non, non, non.
« Edward ? Tu n'as vraiment pas envie de savoir pourquoi Alice est là-bas ? »
« Pas particulièrement. »
La voix de Rosalie était suffisante maintenant, sans doute voulait-elle absolument une réponse, une permission de continuer. « Naturellement, elle ne viole pas vraiment les règles. Je veux dire, tu nous avais seulement demandé de rester loin de Bella, n'est-ce pas ? Le reste de Forks n'importe pas. »
Je clignais lentement des yeux. Bella était partie ? Mes pensées s'organisèrent autour de cette idée inattendue. Elle n'était pas encore diplômée, elle avait donc dû retourner chez sa mère. C'était une bonne chose. Elle devrait vivre dans un endroit ensoleillé. Il était important qu'elle laisse l'ombre derrière elle.
J'essayai d'avaler la nouvelle mais ne réussi pas.
Rosalie eu un rire nerveux. « Ainsi tu n'as pas besoin d'être fâché contre Alice. »
« Alors pourquoi m'as-tu appelé, Rosalie, si ce n'est pas pour faire en sorte qu'Alice ait des ennuis ? Pourquoi me tracasses-tu ? »
« Attends ! » dit-elle, sentant – et elle avait raison – que j'allais raccrocher encore une fois. « Ce n'est pas pour ça que j'appelle. »
« Alors, pourquoi ? Dis-moi rapidement, et laisse-moi tranquille. »
« Et bien... » hésitat-elle.
« Crache le morceau, Rosalie. Tu n'as que dix secondes. »
« Je pense que tu devrais revenir à la maison, » dit Rosalie, précipitement. « Je suis fatiguée d'entendre Esmé se lamenter du fait que Carlisle ne sourit plus. Tu devrais t'en vouloir pour ce que tu leur as fait. Tu manques à Emmett tout le temps et cela tape sur mes nerfs. Tu as une famille. Grandis et penses à autre chose que ta petite personne. »
« Conseil intéressant, Rosalie. Laissez-moi te raconter une petite histoire au sujet d'un pot et d'une bouilloire... »
« Je pense à eux, alors que toi, non. Tu ne te rends pas compte de la façon dont tu as blessé Esmée ou les autres ? Elle te donne plus d'amour qu'à n'importe lequel d'entre nous, et tu le sais. Rentre à la maison. »
Je ne répondis pas.
« Je pensais que maintenant que cette histoire avec Forks était finie, tu reprendrais le dessus. »
« Forks n'a jamais été le problème, Rosalie, » dis-je, essayant de rester patient. Ce qu'elle avait dit au sujet d'Esmé et de Carlisle avait touché une corde sensible.
« Ce n'est pas parce que Bella, – il était difficile de dire son nom à haute voix –, à déménagé en Floride, que ça signifie que je vais... écoute, Rosalie ; je suis vraiment désolé, mais fait moi confiance, personne ne serait plus heureux si j'était là. »
« Heu... »
Encore cette hésitation.
« Qu'est ce que tu ne m'a pas dit, Rosalie ? Esmé va bien ? Carlisle ... »
« Ils vont très bien. C'est juste... et bien, je n'ai pas dit que Bella était partie.
Je ne dis mot. Je reconstituai notre conversation dans ma tête. Oui, Rosalie avait dit que Bella était partie. Elle avait dit : ... tu nous avais seulement demandé de resté loin de Bella, n'est-ce pas ? Le reste de Forks n'importe pas. Et ensuite : Je pensais que maintenant que cette histoire avec Forks était finie ... Donc Bella n'était pas à Forks. Mais que voulait-elle dire alors si Bella n'était pas partie ?
Alors Rosalie accéléra encore son débit de parole, presque ne colère cette fois.
« Ils ne voulaient pas te le dire, mais je pensais que c'était stupide. Plus vite tu l'encaisseras, plus vite les choses redeviendront normales. Pourquoi te laisser broyer du noir dans ton coin. C'est fini. »
Mon cerveau semblait ne plus fonctionner. Je n'arrivais pas à donner un sens à ses paroles. C'était comme si elle me disait quelque chose de très évident, mais je n'avais aucune idée de ce que c'était. Mon esprit jouait avec l'information, reconstituant les phrases. Dénuées de sens.
« Edward ? »
« Je ne comprends pas ce que tu es en train de me dire, Rosalie. »
Il y eu une longue pause, la longueur de quelques battements de coeur humain.
« Elle est morte, Edward. »
Une longue pause.
« Je suis désolée. Je pensais que tu avais le droit de le savoir, cependant. Bella... s'est jetée d'une falaise il y a deux jours. Alice l'a vue, mais il était trop tard pour faire quoi que ce soit. Je pense qu'elle y serait retournée pour l'aider, si elle en avait eu le temps. Elle est partie là-bas pour faire ce qu'elle pouvait pour Charlie. Tu savais qu'elle l'appréciait – »
Le téléphone était éteint. Cela me pris quelques secondes pour réaliser que je l'avait fermé.
Je m'assis dans l'obscurité poussiéreuse de la longue pièce froide. C'était comme si le temps s'était arrêté. Comme si l'univers s'était arrêté.
Lentement, me déplaçant comme un vieil homme, je récupérai mon téléphone et j'ai composai un numéro que je m'étais promis de ne plus composer.
S'il était elle, je raccrocherais. Si c'était Charlie, j'obtiendrais l'information nécessaire grâce à un subterfuge. Je me prouverais que la mauvaise plaisanterie de Rosalie était un mensonge, puis je retournerai à ma vie, mon néant.
« Maison Swan ? » répondit une voix que je n'avais jamais entendue auparavant. La voix enrouée d'un homme, profonde, mais encore jeune.
Je ne fis pas de pause pour penser à ce que cela impliquait.
« Ici le Dr. Carlisle Cullen, » indiquai-je, imitant parfaitement la voix de mon père. « Puis-je parler à Charlie ? »
« Il est absent, » répondit la voix, et je fus faiblement étonné par la colère qui en émanait. Les mots étaient presque menaçants. Mais je n'en fichai.
« Et, où est il alors ? » exigeai-je, devenant impatientient.
tIl y avait une courte pause, comme si l'étranger voulait ne pas me donner l'information. « Il est à l'enterrement, » répondit finalement le garçon.
Je refermai le téléphone.
By FAFAS

# Posté le samedi 02 août 2008 14:04

Passage de tentation vu par Rosalie

Un bruit, presque inaudible – pas ici, environ cent mètres au nord – me fis sursauter. Ma main fermement serrée autour du téléphone, le refermait et le cachait de la vue d'un possible arrivant, en un même mouvement.
Je remis mes cheveux derrière mon épaule, jetant furtivement un coup d'oeil vers la forêt par les grandes fenêtres. La lumière était faible, croissante ; mon propre reflet dans la vitre était plus lumineux que les arbres et les nuages. Je regardais fixement mes yeux larges et effrayés, mes lèvres se courbant, aux coins, vers le bas, le petit pli vertical sur mon front...
Je me ressaisis, effaçant l'expression de la culpabilité sur mon visage. Distraitement, je notais comment l'expression de férocité sciait à merveille à mon visage, contrastant délicieusement avec les épaisses ondulations dorées de mes cheveux. Parallèlement, mes yeux balayaient la forêt d'Alaska toujours sans le moindre signe de vie, et je fus soulagée de voir que j'étais encore seule. Le bruit que j'avais entendu n'était rien d'important – sûrement un oiseau ou la brise.
Je n'ai pas à me sentir soulagée, me dis-je à moi-même. Je n'ai pas à de me sentir coupable. Je n'avais rien fait mal.
Les autres n'avaient-ils pas décidés de ne pas dire la vérité à Edward ? De le laisser vagabonder à jamais sans but alors qu'Esmée se lamentait constamment et que Carlisle ne prenait plus aucune décision de son propre chef et que l'habituelle joie d'exister d'Emmett sévaporait en même temps que grandissait sa solitude ? N'était-ce pas injuste ?
De plus, il n'y avait aucune raison de laisser Edward dans l'ignorance à long terme. Tôt ou tard il nous aurait trouvés, venu pour voir Alice ou Carlisle pour quelque raison, et il aurait découvert la vérité. Nous aurait-il remerciés d'avoir mentit en gardant le silence ? Je ne pense pas. Edward doit toujours tout savoir ; il avait toujours vécu pour cette sensation omniscience. Il serait d'une humeur massacrante, et nous l'aurions seulement aggravée par le fait de ne lui avoir rien dit et de n'avoir rien fait pour le prévenir, il me remercierait probablement d'être celle qui avait été assez courageuse pour être honnête avec lui.
A des kilomètres de là, un faucon hurla ; le bruit me fit sursauter et je vérifiais par la fenêtre encore une fois. Mon visage avait gardé la même expression de culpabilité qu'avant, et je me contemplai dans la vitre. Était-ce une si mauvaise chose que de vouloir que ma famille soit à nouveau réunie ? Était-ce si égoïste de ma par de regretter la paix qui était la nôtre, notre franc bonheur que j'avais considéré comme acquis, ce bonheur qui à semblé partir en même temps que d'Edward ? Je voulais juste sue les choses redeviennent comme elles étaient avant. Etait-ce donc si mal ? Ça ne me semblait pas si horrible. Après tout, je n'avais pas agi que pour moi-même, mais pour tout le monde. Pour Esmée, Carlisle et Emmett. Et pour Alice aussi. Je pense que j'aurais assumé... Mais Alice avait été tellement sûre que les choses se rétabliraient à la fin, qu'Edward ne pouvait pas rester loin de sa petite amie humaine. Alice avait toujours fait partie d'un monde différent de celui dans lequel le reste d'entre nous vivait, fermé à clef par les constants changements du futur. Du fait qu'Edward était le seul qui pouvait faire parti de la réalité d'Alice, j'avais pensé que son absence causerait plus de dégâts sur elle. Mais elle était fermée, comme toujours, vivant en avant, son esprit dans un moment que son corps n'a pas encore atteint. Toujours ainsi calme.
Elle avait été suffisamment effrayée quand elle avait Bella sauter, cependant...
Avais-je été trop impatiente ? Avais-je agi trop tôt ?
Je pouvais être honnête envers moi-même, parce que dès qu'il sera renté, Edward verra probablement un peu de mesquinerie dans ma décision de lui dire la vérité. J'étais obligée de reconnaître que c'était le cas. Oui, j'étais jalouse qu'Alice se soit senti si bouleversée au sujet de Bella. Alice aurait-elle été si traumatisée, si empreinte de panique si c'était moi qu'elle avait vu sauter du haut de la falaise ? Etait-elle obligée d'aimer cette humaine banale tellement plus qu'elle ne m'aimait, moi ?
Mais cette jalousie ne pesait pas grand chose ans le balance. Elle pouvait avoir précipité ma décision mais de l'avait pas commandée. J'aurais appelé Edward de toute façon. J'étais sûre sûr qu'il préférerait mon honnêteté au silence préservateur des autres. Leur bonté était condamnable dès le début ; Ed-VampEdward serait revenu à la maison tôt au tard.
Et maintenant, il pourrait revenir plus tôt.
Je n'étais pas uniquement constante que ces choses qui n'avais tellement manquées redeviennent comme auparavant. Edward m'avait réellement manqué, lui aussi. Ses petites remarques sarcastiques et son humour noir – qui était plus en harmonie avec mon propre sens de l'humour qu'avec la nature blagueuse d'Emmett – me manquaient. Sa musique, sa stéréo hurlant des tubes, anciens comme récents, et le piano, le bruit d'Edward transcrivant ses pensé en mélodie harmonieuse me manquaient. Je n'ennuyait de l'Edward qui était avec moi dans le garage tandis que nous réparions nos voitures, le seul moment où nous étions en parfaitement en symbiose.
Mon frère me manquait. Il y avait peut-être des chances pour qu'il ne soit pas trop dur avec moi après avoir vu ça dans les pensées.
Ses pensées à lui n'aimeraient sûrement pas ça, je le savais. Mais plus vite il sera à la maison, plus vite tout reviendra à la normal, encore...
Je recherchais dans mon esprit une forme de peine pour Bella, et je fus heureuse de constater que je pleurais la jeune fille. Un peu. C'était déjà ça. Elle avait rendu Edward heureux comme jamais je ne l'avais vu avant. Naturellement, elle l'a également rendu plus malheureux que toute autre chose dans son siècle d'existence. Mais la paix que sa présence avait fait régner pendant les quelques courts mois de sa présence me manquait. Je regrettais vraiment sa perte.
Grâce à ça je me senti mieux vis-à-vis de moi. Je souriais à mon visage dans la vitre, encadré par mes cheveux d'or dans la longue et confortable salle de séjour de Tanya aux murs rouges, et appréciais la vue. Quand j'ai souri, il n'y avait aucun homme, aucune femme sur cette planète, mortel ou immortel, qui pouvait rivalisé avec ma beauté. Etait-ce une pensée soulageante ? Peut-être n'étais-je pas la personne avec laquelle il était le plus facile de vivre. Peut-être était-je superficielle et égoïste. Peut-être aurais-je développé un meilleur caractère si j'avais été né avec un visage et un corps communs et ennuyeux. Peut-être aurais-je été plus heureux de cette façon. Mais c'était impossible à prouver. J'étais belle ; il était quelque chose sur laquelle je pouvais compter.
Je souris encore plus.
Le téléphone sonna et je serrais automatiquement la main, bien que le bruit soit venu de la cuisine, et non de mon poing.
Je fus immédiatement certaine que c'était Edward appelant pour vérifier l'information que j'avais fournie. Il n'avait pas confiance en moi. Il me pensait assez cruel pour faire une plaisanterie pareil, apparemment. Mes yeux lançaient des éclairs lorsque je me dirigeais vers la cuisine pour répondre au téléphone de Tanya.
Le téléphone était au bord de la longue table qui servait de plan de travail. Je l'avais dans les mains avant même que la première sonnerie ait fini de retentir, et je me retournais vers les grandes portes fenêtre lorsque je répondis. Je ne voulais pas l'admettre, mais je guettais le retour d'Emmett et Jasper. Je ne voulais pas qu'il n'entende parler à Edward. Ils se mettraient en colère...
« Oui ? » demandais-je.
« Rose ? Il faut que je parle à Carlisle. Tout de suite, » lâcha sèchement la voix d'Alice.
« Oh, Alice ! Carlisle chasse. Qu'est-ce qui - ?
« Très bien, dès son retour, alors. »
« Qu'est-ce qu'il y a ? Je lui demanderai de vous rappeler lorsqu'il rentrera - »
« Non, » coupa-t-elle encore.« Je serai bientôt dans l'avion. Dit-moi, tu as des nouvelles d'Edward ? "
Mon estomac se noua et sembla tomber au fond de mon abdomen. Le sentiment que cela apportait avait un étrange goût de déjà-vu, un faible brin de ma mémoire humaine,longtemps disparu. Nausée...
« Et bien, oui, Alice. En fait, je viens de lui parler. Il y a quelques minutes de ça. » Pendant une brève seconde je fus très attirée par l'idée de dire à Alice que c'était Edward qui n'avait appelé, comme cela n'était qu'une coïncidence. Mais naturellement il n'avait aucun avantage à mentir. Edward sera déjà assez en colère contre moi lorsqu'il rentrera pour ne pas en rajouter. « Carlisle et toi aviez tort, » dis-je. « Edward n'apprécierait pas d'être trompé de la sorte. Il voudrait la vérité. Il la voulait. Donc je le lui ai donné. Je l'ai appelé... Je l'ai appelé, plusieurs fois, » admis-je. « Jusqu'à ce qu'il décroche. Laisser un message aurait été une... mauvaise idée. »
« Pourquoi ? » haleta Alice. « Pourquoi as-tu fait ça, Rosalie ? »
« Parce que plus vite il aura surmonté ça, plus vite tout rentrera dans l'ordre. Ça n'aurait pas été plus facile pour lui avec le temps donc pourquoi attendre ? Le temps n'y changera rien. Bella est morte. Edward sera triste et puis il surmontera cette épreuve. Mieux vaut que cela arrive maintenant que plus tard. »
« Et bien, tu as eu tord à tous les points de vue, Rosalie. Ce qui nous pose un problème, tu ne crois pas ? » Demanda Alice sur une tonalité féroce et méchante.
Tord à tous les points de vue? Je clignais des yeux rapidement, essayant de comprendre.
« Bella est vivante ? » chuchotais-je, ne croyant pas les mots. J'essayais juste de mettre le doigt sur les points auxquels Alice faisait référence.
« Oui, je te la confirme, elle se porte comme un charme. »
« Comme un charme ? Tu l'as vu se jeter d'une falaise ! »
« J'avais tort. »
Les mots sonnaient si étrangement dans la voix d'Alice. Alice, qui n'avait jamais tort, qui n'était jamais attrapée par surprise...
« Comment ? » Chuchotais-je.
« C'est une longue histoire. »
Alice avait tort. Bella était vivante. Et j'avais dis à...
« Super, tu as mis un sacré désordre, » grognais-je, transformant ma contrariété en accusation. « Edward va être furieux quand il reviendra à la maison. »
« Tu as tout faux là-dessus aussi, figure toi, » dit Alice. Je pouvais entendre qu'elle parlait entre ses dents. « D'où mon appel... »
« Faux à propos de quoi ? Edward vient à la maison ? Bien sûr qu'il viendra. » Riais-je moqueusement. « Quoi ? Tu penses de nous faire comme Roméo ? Ha ! Comme certains romantique stupides - »
« Oui, » siffla Alice, sa voix comme la glace. « C'est exactement ce que j'ai vu. »
La dure conviction de ses mots rendit les genoux bizarrement chancelants. Je m'appuyais contre le mur le proche – soutenant mon corps dur comme du diamant qui ne devait probablement pas en avoir besoin. « Non. Il n'est pas aussi stupide. Il - il devrait se rendre compte que - »
Mais je ne pouvais pas finir ma phrase, parce que je voyais dans ma tête, une vision me concernant. Une vision de moi. Une vision impensable de ma vie si d'une façon ou d'une autre Emmett cessait d'être. Mon frison ne fut pas à la hauteur de l'horreur de l'idée.
Non – il n'y avait aucune comparaison. Bella était juste une humaine. Edward ne voulait pas qu'elle devienne immortelle, donc ce n'était pas pareil. Edward n'a pas pu ressentir la même chose !
« Je - Je ne voulais pas que ça se passe comme ça, Alice ! Je voulais juste qu'il revienne à la maison ! » Ma voix était presque un hurlement.
« C'est un peu tard, Rosalie, » me dit Alice, plus dur et plus froidement qu'avant. « Garde tes regrets pour quelqu'un qui acceptera de les gober. »
Il y eût un clic, et puis une tonalité.
« Non, » chuchotais-je. Je secouais ma tête pendant un moment. « Edward doit impérativement venir à la maison. »
Je regardais fixement mon visage dans le carreau de la porte fenêtre, mais je ne pourrais le voir plus. Il était juste une souillure difforme de blanc et d'or.
Puis, par delà la souillure, au loin dans le bois, un arbre énorme vacilla. Emmett.
J'ouvris la porte à la voler pour sortir. Elle frappa brusquement contre le mur, mais le bruit était lointain derrière moi car je courrais déjà dans l'herbe verte.
« Emmett ! » Criais-je. « Emmett, je t'en conjure, aide-moi ! »
By Edward-vampire

# Posté le samedi 02 août 2008 14:26

Tournage

Des vampires touchent le ciel au parc de Silver Falls.

L'équipe du film a passé une semaine à enregistrer les scènes d'action dans des bois enneigés

PAR DANIELLE PETERSON

Le 2 avril 2008

Il y avait plus que des écureuils qui sautaient d'arbres en arbres la semaine dernière tandis que l'équipe du film " Twilight " (Fascination) achevait de tourner dans le parc d'état de Silver Falls.

Depuis la semaine passée, l'équipe tournait une séries de scènes d'action à l'extrémité sud du parc – les doublures chargées des cascades dansant au bout d'un câble et d'un harnais au milieu des sapins enneigés à 30m du sol.

Le film est basé sur la série best-seller du moment selon le New York Times, " Twilight ", qui met en scène une histoire d'amour interdite entre une adolescente et un vampire.

La chef de l'unité de production Mary Courtney a annoncé que la majeure partie du film était tournée dans le secteur de Portland et que les scènes du parc de Silver Falls étaient une exception.
" Nous avons repéré un grand nombre de lieux, mais celui-ci est celui qui rend le mieux, " révèle Courtney. " Il y a de grands arbres magnifiques et des pentes verdoyantes. Nous avons pensé que c'était le meilleur endroit pour ce que nous voulions faire. "

Bob Scmaling, un vieux chef de projet du bureau du Film et de la Vidéo de l'Oregon, dit que le parc de Silver Park a servi de lieu de tournage à plusieurs films à travers les ans.
" Les derniers films majeurs qui ont été tourné ici étaient " The Hunted " (La proie avec Christophe Lambert OU Traqué avec Thommy Lee Jones) et " Last of the Mohicans " (Le dernier des Mohicans) " révélait Schmaling. " Je sais que des scènes ont été tournées ici mais en fait je ne sais pas si elles apparaissent dans le film. "
Il dit que le parc de Silver Falls est une destination que son bureau recommande fréquemment à ceux qui cherchent des lieux de tournages en Oregon.

L'équipe de " Twilight " (Fascination) qui compte environ 80 personnes a passé 12 h par jour pour tourner une scène d'ouverture et une séquence d'action. Le staff a du faire avec le temps, attendre que la neige ou la pluie cesse de tomber.

Puisque le reste du film est tourné dans les environs de Portland, où il n'y a pas de neige en ce moment, l'équipe devra être créative quand ils intégrerons les scènes de Silver Falls.
" Le temps affecte complètement le film " déplore Richard Kidd, consultant en effets spéciaux. " Nous ne voulons pas tourner sous la pluie ou sous la neige. Nous pourrions avoir à créer de la neige sur la scène d'après ou utiliser des effets spéciaux pour altérer l'arrière plan. "

Courtney révèle que la moitié de l'équipe du film campait hors du parc et que l'autre moitié était resté à Sublimity.

" Les équipes sur place vont bien, " déclare-t-elle. " C'est vraiment un groupe qui bosse dur. "

La directrice executive intérimaire de la Chambre de Commerce de Stayton-Sublimity Kelly Schreiber dit que le film boostera l'économie de la ville.

" C'est l'effet en cascade ", annonce Schreiber. " Cela ne bénéficie pas seulement aux lieux où ils sont, mais aussi à nos commerces et restaurants. C'est donnant-donnant pour la communauté. "

Steve Janiszewski le chef du Ministère de l'environnement pour les Parcs de l'Oregon et du département Loisirs, déclare qu'accueillir le tournage d'un film dans le parc améliorera la notoriété de l'état.
" Cela aide de bien des manières auxquelles les gens ne pensent pas et c'est agréable pour les gens que visite le parc de savoir qu'un film a été tourné ici. Ca le rend spécial. "
Il déclare qu'il y a certaines considérations environnementales à avoir quand on autorise une équipe cinématographique dans le parc.

" Nous gardons un ½il sur le plateau et nous nous assurons que tout reste propre, que l'habitat naturel n'est pas endommagé. Nous devons obtenir des permis avant qu'un film ne puisse être filmé ici. "


Merci à twilght lefilm

# Posté le samedi 16 août 2008 14:14

Badminton

Le badminton

Avec un soupir, je fis un pas dans un endroit plus central sur la cour, jugeant ma raquette droite, toujours si délicatement. La fille sur l'autre équipe a ricané avec malveillance pendant qu'elle servait. Je du doit l'avoir blessée pendant le basket-ball. Lançant juste quelques pas après le filet, son lancer orienté sur moi. Je jailli gracieusement en avant, visant mon oscillation dans la direction du peu de parasite en caoutchouc, mais j'avais oublié de tenir compte du filet. Ma raquette a rebondi du filet avec une force étonnante, sautant hors de ma main, et jetant un coup d'oeil outre de mon front avant de battre Mike dans l'épaule pendant qu'il précipitait en avant pour obtenir le lancer que j'avais complètement manqué.
Coach Clapp avait toussé, ou avez insonorisé un rire.
"Désolé, newton," a t'il marmonné, chevauchant loin ainsi nous pouvions retourner à nos anciennes, moins dangereuses, positions.
"Tu vas bien?" Mike a demandé, massant son épaule, juste car je frottais mon front.
"Ouais, et toi?" J'ai demandé doucement, recherchant mon arme.
"Je pense que ça va le faire." Il a balancé son bras en cercle, s'assurant qu'il avait toujours la gamme complète du mouvement.
"Je resterai juste en arrière ici." Je marchai au coin arrière de la cour, tenant ma raquette soigneusement derrière mon dos.

Désolée pour les fautes ( ce n'est pas moua qui ai traduit ) & quand j'essaie de corriger, sa beug.
Edwardcullen18

# Posté le mardi 19 août 2008 05:26